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fin ce lundi 02.12 à 23h59

Instrument Japonais

Instrument japonais traditionnel : shamisen, koto, shakuhachi, taiko et bols chantants pour la méditation. Découvrez la musique du Japon, ses fêtes et la place du son dans sa spiritualité. Sélection Air du Japon.

Qu’est-ce qu’un instrument japonais ?

Un instrument japonais est un instrument de musique né au Japon ou fabriqué par un facteur japonais. La famille est plus large qu’on ne le croit : elle va des instruments traditionnels aux guitares des grandes marques d’Hamamatsu et de Nagoya.

Les instruments traditionnels se comptent sur les doigts d’une main. Le koto est une longue cithare posée au sol, avec treize cordes que l’on pince avec des onglets. Le shamisen a trois cordes et une caisse tendue de peau, frappée avec un large plectre. Le shakuhachi est une flûte en bambou, tenue droite, au souffle très reconnaissable.

Le Japon a aussi inventé des instruments qui n’existent nulle part ailleurs. L’otamatone, créé par le collectif Maywa Denki, a la forme d’une note de musique : on glisse le doigt sur sa tige pour monter dans les aigus et on presse ses joues pour la faire « chanter ». Il tient dans un sac et se joue sans aucune leçon.

Les bols chantants complètent cette page. Frottés avec un maillet, ils produisent une note tenue, utilisée pour la méditation et la relaxation. Ils viennent de l’Himalaya, mais accompagnent les mêmes moments de calme que la musique japonaise.

 

Comment choisir un instrument japonais quand on débute ?

Partez du son que vous voulez entendre, puis du temps que vous pouvez y consacrer. Un instrument japonais se choisit comme une paire de chaussures : celui qui vous convient est celui dont vous vous servirez.

Pour jouer tout de suite, sans solfège, prenez un otamatone ou un bol chantant. Les deux se prennent en main en cinq minutes. L’otamatone fonctionne sur piles et se joue d’une seule main ; le bol demande seulement un maillet et une surface stable.

Pour apprendre vraiment, une guitare reste l’entrée la plus simple. Une acoustique folk se joue partout, sans câble ni ampli, et convient au chant. Une électrique demande un ampli, mais s’écoute au casque et fatigue moins les doigts, car ses cordes sont plus fines.

Regardez ensuite la taille. Une guitare de format standard convient à partir d’environ douze ans ; en dessous, un format réduit évite de trop écarter le bras. Le bois de la table, souvent l’épicéa, donne un son clair qui s’ouvre avec les années.

Écoutez avant de décider, si vous le pouvez. Deux guitares du même prix ne sonnent pas pareil : l’une claque, l’autre ronronne. À défaut d’essai, fiez-vous à la caisse — plus elle est grande, plus le son porte dans les graves — et au manche, dont la largeur au sillet décide du confort des petites mains.

Enfin, comptez ce qui manque. Une guitare se joue avec un accordeur, une sangle, des médiators et une housse. Un bol chantant a besoin d’un coussin pour ne pas étouffer sur la table. Chaque fiche indique ce qui est fourni.

 

Comment entretenir un instrument japonais ?

Un instrument vit mal les écarts de chaleur et de sécheresse. Rangez le vôtre loin d’un radiateur et d’une fenêtre plein sud. Une pièce entre 18 et 24 degrés, avec une humidité normale, lui suffit.

Sur une guitare, essuyez les cordes après chaque séance avec un chiffon sec : la transpiration les oxyde et ternit le son. Changez-les dès qu’elles sonnent sourd, en général tous les trois mois si vous jouez souvent. Détendez-les un peu avant un long transport, sans les relâcher complètement.

Le bois se nettoie à sec. Un chiffon microfibre suffit pour la caisse et le manche ; l’eau et les produits ménagers attaquent le vernis. Une touche en bois sombre apprécie une goutte d’huile spéciale une à deux fois par an, pas davantage.

Un bol chantant se lave à l’eau tiède et se sèche aussitôt, sans produit. Un otamatone se range avec ses piles retirées si vous ne le sortez pas pendant plusieurs semaines : une pile oubliée coule et ronge les contacts.

Ces instruments prennent place dans nos objets traditionnels japonais, aux côtés des objets de cérémonie et de décoration. Pour accompagner un morceau d’une odeur de bois et de résine, nos brûleurs d’encens tiennent sur un coin de table. Et pour le décor de la pièce où vous jouez, regardez nos masques traditionnels japonais, portés jadis dans le théâtre nô.